vendredi 14 septembre 2012

Vêtue de silence

Dahut réincarnée, ange en errance,
Fabuleux ailé fauve féru de vers
Qui vie après vie subie la manigance
Du terrible faiseur d'êtres qu'est l'Univers.

Je l'aperçue dans la Vasque Aux Abîmes  
Miroir nébuleux d'eaux lacrymales.
- Ce pouvoir est mien en fille légitime
Née de cet Infini et d'une mère Etoile. -

J'y ai vu mon reflet, prisonnier du karma
Tour à tour chevalier, courtisane, dandy
Panaché d’existences, sublime autre moi...
Toujours scrutant les cieux où je suis. 

Depuis je rêve. Songe après songe,
Que ses nuits et pensées sont miennes,
Que du bout des doigts elle allonge
La chevelure de notre comète gardienne.

Elle me savait sans jamais me voir,
Et lorsque dans la Vasque magique
Je vis vers moi se lever son regard
J'y laissais tomber une plume angélique.

Elle souriait, satisfaite de ce signe
Tendant le bras vers le léger duvet.
Puis avec la même grâce que le cygne
Prit son envol. Je l'attendais.

Les jambes gaînées d'un filet lunaire
J'étais saltimbanque constellé d'espoir,
Le pied sur la flèche d'or du Sagittaire
Hypnotisée par son bel oeil noir.

Se rapprochant, enveloppée dans une aura
Prête à ternir le rayonnement de l'astre solaire,
Je lui ouvrais mon âme, mon coeur, mes bras,
Si fébrile devant cet amour millénaire...

Sans ralentir elle percuta mon essence
Mélangeant ses caresses à mes baisers.
- Un murmure dans le choc et la puissance.
Comme un langage ancestral retrouvé. -

"Que le pardon soit, face à l'absence,
Aux déments tiraillements du vide,
Car je te sais ma première évidence
Aux amours d'un Ciel et d'une Océanide."

2 commentaires:

  1. Je te retrouve...merci...une réponse à tes merveilleux vers t'attend où tu sais...

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    1. "merci"...
      N'est-ce pas à moi de le dire aux secondes ?

      Je t'avais envoyé ce poème par mail t'en demandant le titre, mais n'ayant point eu de réponse, je l'ai tout simplement vêtu de silence ;-)

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