vendredi 11 août 2017

Luciola Lusitanica

Dieu, est-il possible d'aimer à ce point ?
Je me sens devenir une petite luciole
Qui rêve qu'elle est une femme - Peau de satin
Contre peau de lampyre - amoureuse d'une idole. 

Mes songes ne renvoient qu'une faible lueur,
Solitaire vers dans de ténébreuses abîmes, 
Alors qu'au réveil, tout éclate de splendeur,
D'onirisme, l'amour ​s'incarne par le sublime !

N'est-ce plutôt pas la vie que l'on dit terne
​Et les songes colorés de merveilleux ?
Si je ne me trompe, je pense donc être une lanterne
Rampant dans l​a nuit, rêvant du fabuleux !

D'où vient ce pouvoir qui nous fait adorer ainsi ?!
S'il existe, cet homme, ce géant bâtisseur de forteresses
Faites de papier Ganpi, aux murs de soie peints de sumi,
Je succomberais malgré moi à son aérienne caresse...

Lui, miracle de ma vie, que j'admire et contemple,
Les yeux bleus d'amour sous les paupières closes,
Les cils perlés de sel, ce sel moins salé que son Temple,
Ce corps chaud et pluvieux qui du miens dispose. 

Je suis bien peu de choses ! Tellement peu...
Face au sage qu'il incarne, au tendre fou qu'il est !
Ma Lumière, mon Âme, mon Astre, mon Feu
Sacré, Purifiant, Rassurant, au brûlant baiser...

Mais l'aube venant, j'interroge l'Univers :
Ce rêve est-il ma vie, notre histoire ?
Cette nuit où l'insecte se meurt sans sa lumière
Serait-elle la conscience qui s'exalte et s'égard ?

Le souffle divin emporte mes doutes et soupirs,
Glissant le drap du matin sur nos corps endormis.
Il n'y a ni homme ni femme ou triste lampyre, 
Rien que des Dieux enlacés, émergeant de la nuit. 

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